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Manger plus lentement ? Votre cerveau dit oui !

Manger plus lentement pour votre cerveau
Manger plus lentement pour votre cerveau
Cyril Maitre
Cet article a été écrit par Claúdia Eusébio.

Saviez-vous que votre cerveau a besoin de vingt minutes pour se rendre compte que votre corps est rassasié ? La qualité des aliments n’est pas le seul paramètre à prendre en compte lorsque vous vous nourrissez. Le « Quand ? » et le « Comment ? » ont une place tout aussi importante. Vous vous débattez dans votre relation à l’alimentation ? Vous souhaitez retrouver le plaisir et la pleine conscience de vos expériences gastronomiques ? Voici mon conseil pratique : Ranger fourchettes, couteaux et cuillères, et tester les baguettes ! 

Les baguettes magiques…

Des baguettes magiques pour manger
Des baguettes magiques pour manger
Cyril Maitre
Manger avec des baguettes, voilà un usage courant dans les pays d’Extrême-Orient comme la Chine, le Vietnam, le Japon ou encore la Corée. Ce qui m’amène à dire qu’environ un tiers de la population mondiale utilise des baguettes pendant ses repas ! Cette manière élégante de manger vous permet de mieux apprécier les aliments. Elle vous invite à prendre votre temps pour déguster ce que vous déposez sous votre palais. Vous allez manger plus lentement. Mais sachez que le temps que vous « perdrez » à manger sera autant de plaisir de l’instant que vous gagnerez. Et nous allons voir que les bénéfices de cette méthode vont bien au-delà. 

… et leurs effets sur votre santé

La médecine chinoise considère que la manipulation des baguettes pour manger va influencer positivement votre santé physique. La main (paume et doigts) possède une quarantaine de points vitaux (ou points d’acupuncture). Manger avec des baguettes va vous permettre de stimuler des points différents de ceux que vous sollicitez avec des couverts traditionnels. Et surtout en plus grand nombre. 
Chez les enfants, la manipulation régulière de baguettes améliore la préhension fine. De plus cela développe le quotient intellectuel et la capacité à opérer des processus abstraits. Les investigations scientifiques sur ce sujet mettent en évidence l’activation et le développement de certaines parties de votre cerveau lorsque vous utilisez vos doigts. Utilisez des baguettes, c’est faire fonctionner une trentaine d’articulations et une cinquantaine de muscles. Un bel exercice non ?
Les effets positifs des baguettes pour manger
Les effets positifs des baguettes pour manger
Cyril Maitre
Manger plus longtemps fait également travailler plus intensément vos nerfs crâniens. Partons du principe que vous mangez en une demi-heure, trois fois par jour. Avec cette pratique vous allez multiplier par trois le temps de sollicitation de toutes ces zones.
Les enfants qui utilisent des baguettes sont plus disposés à développer leur ingéniosité. Leur pensée est plus vive, plus rapide. Leur corps est sain et sa flexibilité en est renforcée. Et vous pouvez leur faire tester dès trois ans.
La coordination œil <=> main est aussi impactée favorablement par l’utilisation des baguettes. Vous constaterez aussi un effet positif sur votre confiance en vous et votre pleine conscience du moment présent. S’asseoir et se concentrer avec grâce sur ce que l'on mange. Voilà une habilité que chacun peut développer et perfectionner. Soyez conscient de ce que vous mangez. De comment vous le mangez. Et de comment vous ressentez l’écho de cette expérience dans votre corps.
Des études cliniques portant sur des enfants et des personnes présentant des désordres cognitifs démontrent qu’il est possible de trouver un équilibre par ce biais. Il est même possible de développer des zones du cerveau ayant un rôle fondamental dans la qualité de vie.

3 raisons de devenir le (la) meilleur(e) ami(e) de vos baguettes

3 raisons de devenir le (la) meilleur(e) ami(e) de vos baguettes
3 raisons de devenir le (la) meilleur(e) ami(e) de vos baguettes
Cyril Maitre

1) Développez votre créativité

Les experts indiquent que vous pouvez solliciter et développer l’hémisphère droit de votre cerveau en vous servant de votre main gauche. Cet hémisphère est étroitement lié à nos fonctions créatives. Et vous allez pouvoir le faire en utilisant des baguettes pendant vos repas.

2) Enrichissez votre intelligence cristalline

 Des investigations montrent que les enfants qui utilisent des baguettes bénéficient d’une augmentation de 1.9 % de leur corps calleux. Le corps calleux est la commissure transversale entre les deux hémisphères du cerveau. C’est la partie qui les connecte l’un à l’autre. Ainsi l’utilisation de baguettes est préconisée chez les enfants  ayant des problèmes cognitifs, déficit d’attention, hyper activité ou encore dyslexie. 

3) Ouvrez votre esprit

Daniel Casasanto de l’université de Stanford a mené une étude sur l’importance du rôle de la main. L’étude porte sur l’utilisation de différents objets et a mis en avant les nombreuses zones du cerveau qui s’activaient lors de l’utilisation des baguettes.
Maintenant que vous savez tout cela il ne vous reste plus qu’à ouvrir les tiroirs de vos cuisines. Sortez-en le précieux sésame et exercez-vous ! Expérimentez. Constatez les effets bénéfiques et partagez ensuite auprès de vos proches. Vous allez régaler votre ventre et votre cerveau en même temps ! 
Amusez-vous bien à tester tout cela, toujours en pleine conscience.
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Cyril Maitre

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Du mot au dessin : le processus créatif derrière un pictogramme efficace

Dans la pensée visuelle, un pictogramme est bien plus qu’un simple petit dessin. C’est un outil de communication : il traduit une idée, parfois abstraite, en une image simple, immédiatement compréhensible. Il peut s’agir d’un mot capté en prise de notes visuelles, d’un concept au cœur d’une carte mentale, ou d’une idée à faire passer lors d’une présentation. Mais comment passe-t-on d’un mot ou d’une idée au pictogramme qui “parle” au premier coup d’œil ? C’est ce voyage créatif que nous allons explorer ensemble.Tout commence par un mot, une idée ou un concept que tu veux faire vivre en image. Cela peut être un terme entendu lors d’une discussion, une notion clé dans un projet ou même une valeur que tu as envie de mettre en avant. Avant de tracer le moindre trait, prends un instant pour te demander : « Qu’est-ce que j’aimerais vraiment faire passer comme message avec ce dessin ? »Clé du succès : identifier l’essence.Imagine que ton pictogramme soit un petit messager. Il doit, d’un simple regard, transmettre l’essentiel.Si tu veux représenter la collaboration, tu pourrais penser à une main tendue, à un échange vivant, à un lien qui se tisse entre deux personnes. Et si c’est l’innovation qui t’inspire, visualise une étincelle qui jaillit, une lumière qui s’allume, ou l’excitation d’une découverte qui change tout.En prenant ce temps de réflexion, tu poses la première pierre d’un pictogramme qui ne se contente pas d’illustrer, mais qui raconte quelque chose.Astuce : Évite de représenter directement un mot de manière littérale si ce n’est pas nécessaire. Parfois, un symbole ou une métaphore sera plus puissant.Une fois ton idée bien en tête, il est temps de laisser ton imagination vagabonder. C’est le moment où tu ouvres les portes de ton univers visuel et où tu te demandes : « À quoi cela me fait-il penser ? »Pour “sécurité”, par exemple, peut-être que ton esprit ira vers l’image d’un cadenas, la forme rassurante d’un bouclier, ou encore la silhouette protectrice d’une maison.Pour “liberté”, ce pourrait être un oiseau qui s’élance dans le ciel, un horizon dégagé ou la sensation d’un grand souffle d’air frais.Laisse venir toutes les idées, même les plus inattendues.Ensuite, prends un petit temps pour trier : garde celles qui sont simples, universelles et faciles à dessiner. Un bon pictogramme, c’est un symbole que l’on comprend d’un seul coup d’œil, même sans explication.Dit autrement : En associant librement, puis en filtrant avec soin, tu crées le terreau parfait pour faire germer une image claire et impactante.À ce stade, tu as sans doute une image assez précise dans ta tête. Mais pour qu’elle devienne un pictogramme efficace, il faut maintenant la dépouiller de tout ce qui est superflu. L’objectif, c’est que ton dessin reste clair, même vu de loin ou reproduit en tout petit. Commence par réduire ton image aux formes les plus simples : un cercle, un carré, un triangle, quelques lignes droites ou courbes bien placées. Garde seulement ce qui est indispensable pour que l’idée soit immédiatement reconnaissable. Par exemple, une maison réaliste pourrait comporter un toit détaillé, des murs texturés, des fenêtres avec des rideaux et une cheminée fumante. Mais en pictogramme, tout cela se résume à un carré, un triangle pour le toit et un petit rectangle pour la porte.En quelques traits, on sait déjà de quoi il s’agit.C’est cette économie de moyens qui donne au pictogramme sa force. Moins il y a de détails inutiles, plus ton message visuel frappe juste.Ton pictogramme est prêt… ou presque. Avant de l’adopter définitivement, fais-lui passer un petit test tout simple : montre-le à quelqu’un et demande-lui ce qu’il y voit. Si la réponse vient spontanément, c’est gagné. Si la personne hésite ou donne une réponse différente de celle que tu attendais, il est temps d’apporter quelques ajustements.Cela peut être aussi simple que d’enlever un détail qui brouille la lecture, de renforcer un contraste ou d’ajouter un petit élément qui clarifie le message. Parfois, changer légèrement la forme ou la proportion d’un trait suffit à rendre le dessin beaucoup plus parlant.N’oublie pas non plus de penser à l’harmonie avec les autres pictogrammes que tu utilises. Un ensemble cohérent, avec le même style de trait et le même niveau de détail, sera plus agréable à regarder et renforcera l’impact visuel de l’ensemble.En bref : teste, ajuste, et n’hésite pas à recommencer. Le but, c’est qu’en un coup d’œil, ton pictogramme fasse passer le bon message… sans le moindre mot.Comme pour toute compétence, la magie ne vient pas d’un coup de crayon unique, mais de la régularité. Plus tu dessines... Plus ton cerveau enrichit sa “bibliothèque visuelle” et plus il devient facile de trouver, presque instinctivement, la bonne image pour une idée. Pour t’entraîner, tu peux jouer avec de petits exercices simples. Par exemple, choisis un mot au hasard et dessine-le en moins de trente secondes, sans te censurer. Ou bien amuse-toi à représenter la même idée de trois façons différentes, pour sortir des sentiers battus. Et pourquoi ne pas faire un peu de “chasse aux pictos” ? Ouvre l’œil dans ton quotidien : observe les pictogrammes autour de toi — sur les panneaux, dans les applis, sur les emballages — et inspire-toi de leur simplicité. Chaque fois que tu pratiques, tu ajoutes de nouvelles pièces à ton puzzle visuel. Et un jour, sans même t’en rendre compte, tu verras qu’un mot ou une idée se transformera en dessin presque instantanément, comme par magie.Avec le temps, tu développeras des réflexes visuels et tu pourras créer des pictogrammes plus vite, plus clairs et plus créatifs.Créer un pictogramme efficace, ce n’est pas seulement dessiner. C’est traduire une idée en une image qui parle au cœur autant qu’à l’esprit. C’est prendre le temps de comprendre l’essence d’un concept, explorer des pistes créatives, simplifier jusqu’à l’évidence, tester et ajuster, puis répéter le geste jusqu’à ce qu’il devienne naturel. Et surtout, c’est se rappeler qu’il n’est pas nécessaire d’être un grand artiste pour y parvenir. Avec un peu de curiosité, quelques traits simples et une bonne dose de pratique, tout le monde peut apprendre à transformer ses pensées en images claires et percutantes. Alors, la prochaine fois qu’un mot te traverse l’esprit, demande-toi : « Et si je le faisais vivre en dessin ? » Tu pourrais être surpris de voir à quel point cette petite habitude change ta manière de réfléchir, de communiquer… et même de voir le monde. Et si tu veux aller encore plus loin, mes programmes PICTOMASTER sont là pour t’accompagner pas à pas. Tu y découvriras des techniques simples, des exercices ludiques et des dizaines d’exemples concrets pour enrichir ta bibliothèque visuelle et donner vie à tes idées, une image à la fois.

Comment les couleurs influencent votre comportement

Cet article a été dicté par Claudia Eusebio, et retranscrit par Kévin, notre rédacteur web.Claudia est issue du domaine des sciences cognitives et experte en créativité. Elle a associé ses différents talents pendant plus de 20 ans pour créer la neurocréativité.Elle allie à la fois le savoir apporté par les différents domaines des neurosciences et avec les expériences, le travail de terrain développé à travers ses accompagnements de groupes et d'entrepreneurs.Je suis très heureux de pouvoir vous présenter un aperçu de son travail à travers cet article ;-)Bonne lecture...Impossible de passer à côté, depuis que vous avez commencé à exister elles sont partout. Evidemment  à ce moment-là vous n’aviez pas encore de nom à leur donner. Aussi étonnant que cela puisse paraître vous avez la faculté de les voir même en fermant les yeux ! Habillant vos pensées de leurs nuances. Elles sont les composantes essentielles de vos paysages les plus extraordinaires comme de vos scènes de vie les plus quotidiennes. Elles font littéralement partie du décor. Il semble que vous pourriez presque les toucher tellement elles vous sont familières. Certaines vous surprendront toujours tandis que d’autres sont déjà de vieilles amies. Elles sont capables de véhiculer des émotions en vous. Joie, tristesse, peur, apaisement, colère, bonheur…. Vous les associez aussi à des sensations de chaleur ou de froid. Toute au long de votre vie elles sont des repères, des indicateurs. Elles ont le pouvoir de focaliser (et aussi détourner !) votre attention. Vous l’avez compris… nous sommes en train de parler des couleurs.Les recherches récentes en neurosciences ont mis en lumière que des zones particulières du cerveau s’activaient à la vue de chaque couleur, induisant des effets sur notre comportement en tant qu’être humain.  Et, de façon logique, sur notre attitude de consommateur. Dans cette article je veux partager avec vous les liens qui existent entre les couleurs et la nature des zones cérébrales qui s’activent à leur vue. Je vais également vous exposer les comportements générés par l’activation de ces zones et la façon dont cela peut modeler les choix de consommation. J’espère qu’après cette lecture vous prendrez plaisir à sélectionner les couleurs de votre vie en toute conscience.Maintenant vous en savez un peu plus sur la façon dont les couleurs jouent avec votre cerveau et vos comportements. Vous comprenez aussi mieux les messages que vous pouvez passer à ceux qui vous voient. Alors il est temps de mettre dans votre vie les couleurs qui vous correspondent, en pleine conscience. Sans oublier le plus important : Faites-le en vous amusant !Cet article a été dicté par Claudia Eusebio, et retranscrit par Kévin, notre rédacteur web.Claudia est issue du domaine des sciences cognitives et experte en créativité. Elle a associé ses différents talents pendant plus de 20 ans pour créer la neurocréativité.Elle allie à la fois le savoir apporté par les différents domaines des neurosciences et avec les expériences, le travail de terrain développé à travers ses accompagnements de groupes et d'entrepreneurs.Je suis très heureux de pouvoir vous présenter un aperçu de son travail à travers cet article ;-)Bonne lecture...

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ?

Le QE ou Quotient Emotionnel, ça vous parle ? Vous en avez peut-être entendu parler récemment sur les réseaux. Ou bien dans votre entourage, au travail. Mais savez-vous à quoi sert ce fameux Quotient Emotionnel ? A la manière du QI qui est censé mesurer votre intelligence, le QE est un outil mesurant votre intelligence émotionnelle. C’est là que nous rentrons dans le sujet de cet article ! L’intelligence émotionnelle peut se définir comme la capacité à reconnaitre vos propres sentiments et ceux des autres. De vous motiver, et de bien gérer vos émotions. A la fois en vous et dans votre relation aux autres.Si je me réfère à Daniel Goleman, il s’agit de la capacité à reconnaitre des émotions, les identifier, et les gérer de façon appropriée dans un contexte donné.Pour être honnête, le mot « gérer » ne me plait pas. J’estime qu’au-delà de « gérer », vous devez pouvoir accueillir et vivre vos émotions. C’est à mon sens indispensable pour ensuite avoir le comportement adéquat. L’intelligence émotionnelle est un lien direct entre la pensée, le comportement et l’émotion. Et cela dans les deux sens de lecture.Les émotions vous viennent des pensées, des comportements, des facteurs extérieurs, votre environnement direct ou indirect. Et parfois aussi de facteurs intérieurs.La base pour une intelligence émotionnelle saine c’est la nature de la relation que vous entretenez avec vous-même. Si celle-ci est bonne, vous pourrez vivre, et non pas gérer (je le répète !), pleinement vos émotions d’une façon adéquate pour vous et ceux qui vous entourent. La psychologie fait mention des compétences émotionnelles et sociales basiques.Laissez-moi vous les présenter :C’est savoir ce que vous ressentez à chaque instant afin de guider votre prise de décision. C’est avoir une évaluation réaliste de vos propres capacités. Avoir un sens bien fondé d’auto-confiance sur vos propres émotions.C’est gérer vos émotions d’une façon qui facilite l’accomplissement des tâches que vous devez accomplir. C’est être consciencieux dans l’atteinte de vos objectifs. C’est également pouvoir bien récupérer lorsque vous passez par un épisode de dépression émotionnelle. Par dépression émotionnelle j’entends toutes ces émotions que vous considérez comme plus compliquées à vivre, à accueillir et accepter.C’est utiliser vos préférences les plus profondes pour avancer sur votre voie. Elle vous permet de prendre des décisions, prendre l’initiative, passer à l’action en étant efficace. Elle vous préserve face aux contraintes et aux frustrations.C’est avoir la perception de ce que ressentent les autres. Être capable d’adopter le point de vue de l’autre comme perspective. C’est pouvoir cultiver des liens, de la syntonie, avec une grande diversité de personnes. C’est cette capacité à vous mettre à la place de l’autre.C’est bien gérer les émotions dans vos relations. Pouvoir lire avec précision les situations sociales ou les réseaux. C’est interagir avec l’autre en harmonie. C’est pouvoir utiliser vos émotions et vos compétences en vue d’atteindre un objectif. Comme par exemple persuader, devenir un leader, négocier ou résoudre des différends. Mais aussi favoriser la coopération et le travail d’équipe par exemple.Parmi ces compétences je souhaite en développer deux un peu plus en détail avec vous.Il s’agit d’être capable de vous motiver vous-même. Comme vous vous en doutez, les personnes ayant cette aptitude sont productives et efficaces dans leurs tâches. Elles ressentent un sentiment de reconnaissance pendant qu’elles sont en train d’accomplir ce qu’elles ont  à faire. Cela signifie qu’elles ont l’auto-conscience de cet échange « action  reconnaissance ».Plus vous serez capable de vous motiver vous-même, plus vous serez capable de toucher les autres. D’accrocher leur intérêt. Comme je l’ai dit précédemment, vous êtes le point de départ, l’origine. Tout part de vous. C’est sur vous que vous devez concentrer le travail d’écoute et d’accueil pour une bonne gestion émotionnelle.Pour rappel il s’agit de votre capacité à vous mettre à la place de l’autre et de voir une situation  à travers « ses lunettes », ses filtres personnels. Cette capacité naît dans l’auto-conscience de chaque personne. Par rapport à vous, à comment vous sentez la situation, mais surtout à comment l’autre peut vivre cette situation. C’est l’une des aptitudes personnelles les plus fondamentales. Les personnes empathiques sont plus sensibles, plus subtiles. Elles captent naturellement les signaux sociaux qui alimentent leur compréhension et leur analyse d’un contexte. Des signes sociaux qui indiquent par exemple que leur interlocuteur a besoin d’une chose ou souhaite obtenir quelque chose sans nécessairement le dire. Les personnes naturellement empathiques sont à l’aise dans le domaine du service. Dans les métiers du soin, de la vente, de l’apprentissage et l’enseignement.Ces compétences, vous êtes en mesure de les développer, les entrainer. Pour commencer vous pouvez faire un état des lieux. Reprendre ces capacités une par une et voir où vous en êtes. Cette introspection en profondeur est un excellent exercice. Ecoutez-vous. Ecoutez comment vous vous sentez intérieurement. Est-ce que vous parvenez à identifier vos émotions ? Quelle est votre niveau de motivation ? Comment vivez-vous telle ou telle émotion ? Quelle place leur faites vous ? Si elles sont désagréables et vous bloquent comment allez-vous défaire ce nœud ?Faites ce check up de vos émotions comme vous iriez faire un check up chez le médecin.Mais sans pression. Accueillez ce qui vient. Regardez où vous en êtes dans les situations qui vous concernent. Votre empathie vous permet-elle de vous mettre à la place des autres ?Déroulez ainsi pour chacune des compétences. Prenez note de cette photo émotionnelle de vous-même à cet instant. Elle vous permettra de suivre l’évolution de vos progrès.Ceci fait, vous avez toutes les cartes en main pour avancer. L’être humain a ceci de magnifique qu’il peut s’adapter, se transformer, pour peu qu’il le souhaite. Alors à vous de jouer. D’ailleurs prenez-le vraiment comme un jeu. Prenez du plaisir à explorer qui vous êtes. La prise de conscience de là où vous en êtes émotionnellement est le début de cette aventure. Plutôt que de chercher des techniques pour développer votre IE, je vous conseille donc en premier lieu d’assimiler pleinement le concept. Puis de vous écouter intérieurement pour développer en vous ce concept. Cela revient aussi à développer votre rapport à vous-même, créer des interactions entre vous et…vous.L’intelligence émotionnelle est une capacité intrinsèque. C’est-à-dire qu’elle a besoin d’auto-conscience, d’introspection, de contact interne. Une fois le check-up effectué, vous allez pouvoir travailler à développer vos compétences émotionnelles et sociales. Comment ?Pour cela soyez attentif à vos attitudes, à votre comportement. Observez vos gestes. Vos postures. Extérieures et intérieures. Dans votre environnement professionnel mais aussi avec vos amis, votre famille. Prenez un peu de recul et analysez vos actions et vos choix. Regardez comment vous traitez les gens autour de vous. Vivez vos réactions en conscience pour que celles-ci soient appropriées au but que vous poursuivez. Reprenez le contrôle de votre communication verbale et non verbale. Toutes ces réponses qui sont autant de signaux sociaux que vous envoyez aux personnes qui cohabitent avec vous.Identifiez vos « pyro-déclencheurs » émotionnels. Il s’agit d’évènements ou de situations qui créent chez vous les premières étincelles conduisant à une réaction émotionnelle non contrôlée. Ces déclencheurs activent vos émotions qui prennent alors le dessus sur vous. Sans que vous puissiez pleinement comprendre pourquoi.Lorsque vous constatez que vous avez des réactions à des moments spécifiques, arrêtez–vous. Appuyez sur pause et creusez pour comprendre la cause de votre réaction.Repensez à vos valeurs. Mettez-vous au clair avec ce qui est important pour vous. Cela vous aidera grandement dans votre auto-connaissance. Cela vous aidera aussi à prévenir des réactions excessives qui pourraient surgir dans vos interactions sociales.Valorisez votre entourage. Pratiquez toujours l’empathie. Mettez-vous à la place de l’autre, dans son costume.Soyez résilient dans votre vie. A chaque coin peut se cacher un imprévu. Une modification dans un plan bien huilé. Soyez capable d’accueillir ces changements, restez ouvert. En gardant à l’esprit que les conflits sont passagers, vous augmenterez votre capacité à vivre vos émotions.Ayez le courage de demander des feedbacks aux autres sur vos propres attitudes. Voilà aussi une manière efficace de mieux vous connaître à travers ce que les autres voient de vous. Ils vous aideront à comprendre l’image de vous que vous leur donnez. Vous pourrez ainsi jauger l’écart entre ce que vous pensez donner comme signal social et leurs ressentis à votre égard.Réparez vos erreurs. Il n’est jamais trop tard pour présenter des excuses si vous avez causé du tort. Si vous avez commis une erreur, reconnaissez-le. Ne vous enfoncez pas la tête dans le sol comme une autruche. Montrez votre volonté à corriger ces erreurs. Là vous pourrez sublimer une action négative en évolution positive.Apprenez à dire non. En particulier si vous êtes dans une situation de fatigue extrême. Si vous ne le faites pas vous perdrez le contrôle de votre vie. Vous vous sentirez en colère car vous allez faire des choses à contrecœur. Vous irez à l’encontre de ce que vous êtes.Croyez en vous-même. Vous en aurez besoin pour relever les challenges que la vie mettra sur votre route. Dans votre vie professionnelle mais aussi personnelle, sociale et familiale. Ayez confiance en vous. Vous parviendrez ainsi à maintenir une posture positive et saine dans votre vie. Je suis persuadée que vous obtiendrez des résultats bien plus bénéfiques de cette façon.L’intelligence émotionnelle est là pour tous. C’est à vous de choisir comment la travailler selon vos besoins. Cette intelligence émotionnelle doit s’appliquer d’abord à vous-même. Vous devez pouvoir identifier ces besoins pour les comprendre. Pour ne plus être esclave de vos réactions émotionnelles. Au même titre que vous êtes responsable de vos actions et de vos paroles, vous êtes responsable de vos émotions. Dès lors que tout cela est amené à votre conscience, vous avez la responsabilité de les vivre. Cela sera libérateur car vous ne subirez plus les situations et les évènements. Vous serez en mesure de décrypter votre langage émotionnel et de réagir de la manière la plus juste.Bien sûr nous pouvons développer nos aptitudes interpersonnelles pour vivre mieux avec les autres. Mais encore une fois, le point de départ, c’est vous ! L’amélioration de vos relations avec les autres sera une résultante du travail que vous aurez fait sur vous. Pour comprendre les autres il faut déjà vous comprendre vous-même. Comprendre l’autre c’est avoir un intérêt sincère pour ce qu’il ressent. Pour ses perspectives et ses soucis. Mais comment pourriez-vous le faire pour autrui si vous ne l’avez pas fait envers vous-même. Avoir la capacité de détecter ce dont l’autre a besoin pour son développement, pour avoir les moyens d’accomplir ce qu’il souhaite. Voilà une aptitude interpersonnelle. Mais vous devriez être capable de le faire pour vous-même.De quoi avez-vous besoin à cet instant précis ? Pour gérer les conflits, négocier ou résoudre des problèmes c’est important d’aller voir en vous quels sont vos propres problèmes à résoudre. Pour mieux communiquer. Avoir la capacité d’entendre sans résistance, sans préjugé. Sans émettre de jugements sur ce qui vous est dit. Pour pouvoir transmettre des messages clairs et cohérents vous devrez avoir parlé à l’intérieur de vous. Etre cohérent avec vous-même et avoir développé ce lien intérieur. C’est également valable dans les interactions de groupe, en coopération. Demandez-vous à votre niveau, « suis-je prêt à participer avec moi-même »,  « Est-ce que je m’autorise à vivre bien, à sentir mes émotions » et ensuite travaillez avec les autres.Vous avez sans doute connu cette situation où l’un de vos proches n’est pas bien. Vous avez envie de l’aider. De lui dire que la bonne solution c’est celle-ci.  En pensant bien faire. Seulement, une réponse claire et concrète ne fait pas tout. Qu’est-ce qui aide vraiment l’autre à aller mieux ? C’est la connexion. Le lien que vous créez avec lui. Une réponse à ce genre de situation pourrait alors être « Merci d’avoir partagé ça avec moi, je suis là pour toi ».L’intelligence émotionnelle c’est aussi ça. Se mettre à la place de l’autre mais ne pas forcément lui donner toutes les solutions. Car le cheminement vers la solution, voilà ce qui est vraiment libérateur puisque cela implique un effort de compréhension, de prise de conscience. Votre rôle peut être de l’accompagner vers la découverte de cette solution.Pour conclure, j’espère que vous en aurez appris plus sur l’intelligence émotionnelle et que vous pratiquerez ces exercices sur vous avec plaisir. Je vous souhaite une belle amélioration de votre relation à vous-même. Que vous vous sentiez pleinement responsable et conscient de vivre vos émotions.

Vos réactions (3)

Bonjour,
Pourriez-vous mentionnez vos sources ? "Des études cliniques ..." les quelles ? "Les experts..." qui ? "des investigations ..." lesquelles.
Merci.
Isabelle

par Isabelle . , il y a 5 ans

Bonjour Isabelle merci de votre commentaire .
En annexe quelques articles , investigations et livres sur le thème pour aller plus loin. Et je vous invite a tester aussi.
Un article de Koncha Pins - cdn.imf.com/c/c2457/1/LA-DIETA-DE-LOS-PALILLOS-INFLUYE-POSITIVAMENTE-por-Koncha-Pins--Pey-Ph-D.pdf
« NCBI », « The impact of eating methods on eating rate and glycemic response in healthy adults.« ,
journals.plos.org/plosone/article/file?id=10.1371/journal.pone.0036036&type=printable - Daniel Casasanto
Otsuka R, Tamakoshi K, Yatsuya H, Murata C, Sekiya A, Wada K, Zhang HM, Matsushita K, Sugiura K, Takefuji S. et al. Eating fast leads to obesity: findings based on self-administered questionnaires among middle-aged Japanese men and women. J Epidemiol. 2006;16(3):117–124
www.health.harvard.edu/staying-healthy/mindful-eating
Use of chopsticks in Chinese children- March 2002Child Care Health and Development 28(2):157-61, -Virginia CN Wong et Wilfred H S Wong, SourcePubMed
Interactive training chopsticks to improve fine motor skills - Daniel Saakes, Korea Advanced Institute of Science and Technology Daejeon, South Korea
Teaching children with disabilities in inclusive settings - Collectivité auteur :UNESCO Office Bangkok and Regional Bureau for Education in Asia and the Pacific [864]

par Claudia Eusebio , il y a 5 ans

Intéressant! essayez avec la main c'est pas mal non plus ;)

par Dhaouia . , il y a 5 ans

Bonne idée Dhaouia.
Pas sûr qu'on mange plus doucement mais en tout il y a moyen de bien s'amuser ;-)

par Cyril , il y a 5 ans

Bonjour, J'ai personnellement le besoin de manger lentement pour ne pas subir de troubles digestifs et de maux intestinaux parfois très douloureux.... Une période de stress ou trop peu de temps pour manger et c'est la cata... Je suis convaincue par l'idée, j'essai dès demain d'ailleurs!

par Cathy , il y a 5 ans

Merci Cathy de votre commentaire .

par Claudia Eusebio , il y a 5 ans
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