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Développez votre empathie grâce aux neurones miroirs

Cet article a été rédigé par Claùdia EUSEBIO et illustré par Laëtitia.
Une bonne partie des recherches en neurosciences a été consacrée au décodage des mains et de leur langage non verbal. De même, la compréhension du processus émotionnel et la mise en relation des émotions avec le cerveau sont des sujets fréquemment étudiés.
Recherche en neurosciences du décodage des mains et de leur langage non verbal
Recherche en neurosciences du décodage des mains et de leur langage non verbal
Laëtitia

Le langage et son lien avec les neurones miroirs


Lorsque vous bougez vos mains, vous sollicitez sans le savoir vos neurones miroirs.
Ils vous permettent d’interpréter ce que vous et votre interlocuteur est en train de ressentir. Je trouve cette idée fascinante. Car cela signifie qu’avant même que l’Homme ait prononcé son premier mot de langage articulé, il utilisait déjà ses neurones miroirs dans le développement de la communication non verbal.

Ces neurones sont toujours actifs, que vous soyez en train d’observer une action ou de l’accomplir. Peu importe donc que vous soyez passif ou non. Il se crée une sorte de parité dans leur fonctionnement. Cela explique en partie pourquoi certains sont capables de comprendre leur interlocuteur quand bien même celui-ci s’exprime dans une autre langue.
Capacité à comprendre son interlocuteur même à l'éttranger
Capacité à comprendre son interlocuteur même à l'éttranger
Laëtitia

Lorsque vous bougez vos mains, vous sollicitez sans le savoir vos neurones miroirs.
Ils vous permettent d’interpréter ce que vous et votre interlocuteur est en train de ressentir. Je trouve cette idée fascinante. Car cela signifie qu’avant même que l’Homme ait prononcé son premier mot de langage articulé, il utilisait déjà ses neurones miroirs dans le développement de la communication non verbal.

Ces neurones sont toujours actifs, que vous soyez en train d’observer une action ou de l’accomplir. Peu importe donc que vous soyez passif ou non. Il se crée une sorte de parité dans leur fonctionnement. Cela explique en partie pourquoi certains sont capables de comprendre leur interlocuteur quand bien même celui-ci s’exprime dans une autre langue. 
Cela est rendu possible car nous sommes capables de lire et synchroniser les micros gestuelles, en particulier celles des mains. Et ensuite d’en déduire le message que la personne en face souhaite transmettre. Tout cela n’est pas magique ni surnaturel, ce sont juste vos neurones miroirs à l’œuvre.

Et le libre arbitre dans tout ça ?

De multiples résultats de recherches et études dans le domaine des neurosciences suggèrent que notre concept du libre arbitre est un peu trop optimiste. Il semblerait bien que vous ne soyez pas aussi libre que vous le pensiez. Des mécanismes de contrôle sont en place dans votre cerveau. Un peu comme des programmes préinstallés dans un ordinateur.

Par exemple, nous savons que les neurones miroirs entrent en jeu dans le processus d’imitation. Mais certaines personnes parviennent, en y mettant de la conscience, à avoir une grande maîtrise sur ces actions automatiques.

Mains et neurones miroirs

Inutile de rappeler à quel point vos mains sont des organes nécessaires dans votre quotidien. Création et communication passent par elles. Elles sont importantes vis-à-vis du langage et des flux avec les neurones miroirs. Vous vous servez de vos mains pour effectuer chaque jour des milliers d’opérations diverses et variées. Et toutes avec une précision millimétrée.

Votre cerveau, grâce aux neurones miroirs, détecte le mouvement des mains dans votre environnement et est capable de les imiter. Depuis leur apparition dans votre cerveau, ces neurones se sont perfectionnés au fil de votre évolution. Et cela grâce au phénomène de répétition. Ils sont devenus de plus en plus ancrés en profondeur et sophistiqués.
Imitation
Imitation
Laëtitia
À tel point que ces neurones permettent à votre cerveau non seulement d’identifier l’action à laquelle vous assistez, mais également l’intention derrière cette action. Il existe une incroyable conséquence à cela. C’est précisément grâce à ce phénomène que vos actions vont pouvoir s’ajuster à une situation donnée. Il peut être compliqué de l’appréhender car il s’agit là d’un mécanisme automatique inconscient. Par nature vous ne pouvez donc pas en être pleinement conscient.

La place de l’empathie

Il est intéressant de voir la relation entre le stimulus externe et la réaction du neurone miroir à ce stimulus. La perception de ce stimulus est transmise à l’insula (ou cortex insulaire), qui est en lien avec les émotions ressenties. Il est maintenant admis que l’action des neurones miroirs va influencer le sentiment d’empathie.

Il existe de nombreux articles qui expliquent la façon dont le cerveau traite les émotions. Les études suggèrent, puis démontrent, que dans le système neuronal, les régions qui possèdent des neurones miroirs communiquent avec le centre des émotions. Autrement dit, ils se connectent de cette façon au système limbique. Et l’activité dans ce système est corrélée par l’empathie. La conclusion qui en ressort est la suivante : l’empathie doit nécessairement être prise en compte dans l’étude et le fonctionnement des neurones miroirs.

Les enfants qui imitent des comportements ou des expressions activent des zones particulières de leur cerveau. Vous l’avez deviné, il s’agit de zones liées à l’empathie. Plus ces zones seront activées et plus elles seront performantes et empathiques. Vous pouvez voir ici le lien étroit qui existe entre l’activation de ces régions cérébrales et la capacité à développer l’empathie.
Empathie
Empathie
Laëtitia

Comment ça marche ?

Fondamentalement, le fonctionnement est le suivant : lorsque que je vous vois sourire, mes neurones miroirs créés une sorte de fréquence mimétique. Ces signaux sont envoyés au système limbique pour se transformer enfin en une sensation qui se rapproche de celle que vous ressentez vous-même. De cette façon, il est cohérent de dire que plus vous souriez, plus vous pouvez être heureux, et rendre votre environnement heureux.

Des personnes se sont d’ailleurs essayées à l’expérience de travailler en souriant pendant une certaine période de temps par jour. Même en se forçant à sourire si nécessaire. Cette attitude a débouché sur le développement de leur système empathique et la sensation d’être plus heureux. Ils ont également été moins sujets aux maladies pendant la durée de l’expérimentation.

En riant ou en étant triste vous avez le pouvoir d’influencer votre esprit. Les émotions sont contagieuses. Vous avez tous assisté à cette scène où, dans un groupe de jeunes enfants, l’un des enfants se met à pleurer. Et comme un effet domino, les autres enfants se mettent à pleurer les uns après les autres. Il en va de même pour le fou rire qui est communicatif et si difficile à contrôler.
Devenez contagieux de bonheur
Devenez contagieux de bonheur
Laëtitia
Le bonheur et le sentiment d’être heureux sont aussi très contagieux. Vous l’avez peut-être expérimenté au sein de votre foyer ou dans une équipe de travail. Si vous vous sentez bien, que vous êtes bien centré, vous influencez de façon directe l’ambiance globale de votre groupe vers quelque chose de positif et constructif.

Une autre astuce consiste à agir comme si vous étiez déjà heureux. Comme si vous étiez entièrement comblé par ce que vous êtes et ce que vous possédez. Totalement satisfait dans le moment présent. Votre cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire. Une fois que vous intégrez cela, il ne vous reste plus qu’à utiliser ce principe en votre faveur.

Neurones miroirs et troubles mentaux

Ces neurones miroirs ont également permis d’en apprendre un peu plus sur certains troubles mentaux comme l’autisme. Vous êtes, je l’espère, tout à fait conscient de l’importance des interactions sociales dans la construction de votre personnalité. Ce qui vous définit s’est bâti dans un cadre, un contexte, façonné par toutes vos rencontres et les expériences qui en découlent. 

Mais que se passe-t-il pour ceux qui ne parviennent pas à interagir avec les autres ?
Le fait que nous nous regardions et que nous nous imitions facilite naturellement les interactions au sein des communautés humaines, quelles qu’elles soient. Ce fait sous-entend que, malheureusement, ceux qui activent avec difficulté leurs neurones miroirs auront nécessairement du mal à interagir.

Chez les patients autistes, il a été observé que l’activité des neurones miroirs est réduite. Est-il possible de faire évoluer cette situation ? Je pense fermement que stimuler et entraîner avec précisions les neurones miroirs des autistes pourrait aider grandement à leur formation et apprentissage.

Les neuroscientifiques n’en sont qu’aux balbutiements de l’étude de ces neurones miroirs. C’est un nouveau monde qui se découvre petit à petit. Un monde dans lequel il est possible de dire que nous gagnons en liberté grâce à une compréhension plus avancée de notre fonctionnement cérébral. Nous comprenons un peu mieux à chaque nouvelle découverte ce qu’est la conscience. Et nous cherchons à soigner des maladies, telles que l’autisme, qui paraissent aujourd’hui incurables.
Enrichi du nouveau savoir que vous venez de lire, je vous encourage à être attentif à ces mécanismes. Vous allez développer votre empathie et donc vos neurones miroirs. Votre jauge de bonheur va sûrement grimper et celle de votre santé ne tardera pas à suivre. Profitez-en pour vous observer dans cet état. Et observez aussi l’effet de votre nouveau comportement sur les autres. Surtout, amusez-vous au maximum dans ces nouvelles expériences.

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Le circuit neuronal de la peur

Cet article écrit par Claúdia Eusébio a été illustré par Édouard La Minor. Édouard a suivi mes formations mind mapping, sketchnoting et Facilitation Graphique sur iPad. Il utilise les outils de Pensée Visuelle pour accompagner les entrepreneurs.L’amygdale, une petite structure de votre cerveau, a un lien direct avec vos ressentis de peur. Elle est reliée à toutes les parties principales de votre cerveau. Des aires centrales et médianes de l’amygdale part une ramification vers l’hypothalamus. Ce dernier est en charge de produire la substance qui prépare votre corps lorsqu’une réponse d’urgence est nécessaire. Cette substance est une hormone. La corticotrophine. Le corps sécrète également toute une batterie d’autres hormones pour se mobiliser, faire face et lutter, ou fuir rapidement, en cas de grand danger.La zone basale de l’amygdale dispose de ramifications directement connectées au système moteur de votre cerveau. A travers le noyau central voisin, l’amygdale envoie des signaux au système nerveux central autonome. Cela a pour conséquence d’activer tout un éventail de réponses. Dans le système cardio-vasculaire, les muscles et l’estomac. De la zone baso-latérale de l’amygdale, d’autres ramifications se rattachent au cortex cingulaire et aux fibres de la partie grise centrale. Ces cellules gèrent les gros muscles squelettiques. Ce sont elles qui  font grogner les chiens et se cambrer les chats lorsqu’ils détectent un intrus sur leur territoire. Chez l’être humain, ces cellules font se serrer vos cordes vocales de manière intense. C’est ce qui explique la voix aigu typique que vous pouvez avoir lors d’un sursaut de peur.L’enregistrement émotionnel d’un évènement, tel qu’un accident de voiture, reste stocké dans l’amygdale. C’est la mémoire émotionnelle. Plus l’émotion générée lors de l’évènement est grande, plus cette mémoire sera conservée durablement.Vous l’avez sans aucun doute déjà expérimenté, le stress est capable d’affecter votre mémoire et votre attention. Cela se passe au niveau du lobe temporal. Il est aussi prouvé que votre cerveau reptilien va toujours surréagir en se stressant dans les situations menaçant votre survie.Sachant tout cela, vous avez tout de même le choix. Celui de vivre votre peur, quelle qu’elle soit, d’une manière qui soit productive pour vous. Que, paradoxalement, cette sensation de peur puisse vous servir et être bénéfique. Lorsque votre amygdale est activée par la peur et qu’elle envoie des signaux à travers tout votre corps. Que votre rythme cardiaque s’accélère, que vous avez besoin d’économiser au maximum votre énergie pour survivre. Une des techniques fondamentales qui vous aidera lorsque tout votre corps basculera en mode « instinct de survie », c’est la respiration. Et dans ce domaine l’un des meilleurs outils pour gérer votre stress est la cohérence cardiaque. Il s’agit d’une méthode simple de respiration. Inspiration et expiration. Elle vous permet de baisser votre niveau de stress. Cela permet d’envoyer un message à votre cerveau lui indiquant que vous n’êtes plus en danger de mort. Et même si vous ne maitrisez pas encore la cohérence cardiaque, dans un moment de stress intense, portez votre conscience sur votre respiration. Calmez-la. Faites de profondes inspirations avec le diaphragme. Puis expirez.Maintenant vous savez comment votre cerveau réagit face à la peur et quels sont les circuits mis en place. Vous allez pouvoir choisir comment vous allez vivre les situations de peur. Faites quelques recherches sur la cohérence cardiaque et expérimentez-la. Cette méthode simple s’apprend rapidement et ses effets bénéfiques sont immédiats. Elle est gratuite et vous trouverez de nombreux tutoriels vidéo. Vous allez apprendre à respirer calmement, en pleine conscience. Cela apaisera votre esprit grâce aux signaux positifs que vous enverrez à votre cerveau.Ce sera pour vous un pas de plus vers la gestion de vos émotions. Gardez en tête qu’une émotion est un état transitoire. Une émotion n’est pas éternelle, elle n’est pas là pour durer. Mais elle peut se répéter ou non. Cela dépend uniquement de vous. Et à partir du moment où vous en êtes conscient, vous avez récupéré votre pouvoir d’agir en même temps que votre responsabilité concernant cette part de vous.Voici deux séances de cohérence cardiaque en vidéo. Vous pouvez suivre la boule qui monte et qui descend ou simplement respirer au rythme du son en fermant les yeux.Bonne pratique ;-)Pour conclure, je vous invite à prendre en main vos peurs. Vivez-les ! Et transcendez ce que vous subissiez en une expérience consciente et bénéfique. Vous avancerez un peu plus sur le chemin de la compréhension de vous-même, dans la sérénité. Et bien sûr, toujours dans la joie !

[VIDÉO] LE CERVEAU DES ADOLESCENTS - Les neurosciences en dessins

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