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[PODCAST] Le B.A.BA des émotions

Découvrez le podcast Le BABA des émotions par Claùdia EUSEBIO
Les émotions font parties de nous et sont toutes importantes ! Apprenez à les connaitre.

Je vous invite à vivre vos émotions avec mes fiches créatives.

Prenez soin de vos émotions.

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Accueillir ses émotions et les vivre pleinement

Merci à Claùdia EUSÉBIO, spécialiste en sciences cognitives et comportementales pour la rédaction de cet article qui nous rappelle que nous sommes humains avant tout, que nous avons tous des émotions et qu'il est important de les accueillir.Attardez-vous un peu sur son étymologie. Le mot « émotion » vient du latin « ex movere ».Cela signifie littéralement « mouvement vers l’extérieur » ou « mettre en mouvement ».Il s’agit de mettre en mouvement quelque chose qui est à l’intérieur de vous. Et le mettre en mouvement de l’intérieur de vous vers l’extérieur.C’est une manifestation physique associée à une perception d’évènements. Que cet évènement soit externe ou interne d’ailleurs. Par évènement interne, j’entends une chose qui se produit dans votre espace mental. Une pensée, une peur, etc…A chaque seconde votre cerveau reçoit des billions d’infirmations et de signaux relatifs à vos perceptions, ainsi qu’au traitement et à la gestion de vos émotions. Evidemment la réception de ces informations va influencer en temps réel votre psychologie. Tous ces phénomènes psychologiques tels que l’attention, la mémoire, le langage verbal et non verbal.Les scientifiques distinguent quelques émotions comme étant fondamentales. De ces émotions primordiales dérivent toutes les autres. Dans les années 1970, le psychologue américain Paul Ekman a étudié les émotions. Il les a compilées et triées en fonction de leurs effets sur les muscles du visage. De ses recherches, six émotions de base ont émergé.D’après Paul Ekman, ces six émotions sont présentes dans toutes les cultures. De plus, elles sont identifiables universellement à travers des expressions faciales très caractéristiques. Ces expressions constituent alors une sorte de langage des émotions qui peut être perçu et compris quel que soit votre culture. Voilà un trait d’union entre chaque être humain de la planète. Quelque chose d’inné chez chaque individu. Formidable non ?Ces émotions primaires fonctionnent à la façon de programmes. Elles déclenchent des actions automatiques pour vous aider à répondre aux changements du monde extérieur.En d’autres termes, vous aider à vous adapter aux modifications de votre environnement.Il existe également beaucoup d’autres émotions non universelles. Celles-ci varient enfonction de l’individu, de sa culture, du contexte, de son expérience et surtout de sonéducation.Les 6 émotions primordiales selon Ekman sont :- La colère- La peur- Le dégoût- La joie- La tristesse- La surpriseIl est également intéressant de se pencher sur les travaux de René Descartes. Il y a plus de trois siècles, il avait déjà dressé sa liste des six émotions fondamentales :- L’admiration, que l’on peut rapprocher de la surprise- L’amour- Le désir- La joie- La tristesse- La colèreLes émotions ont toujours eu un rôle prépondérant dans l’évolution et dans l’adaptation de l’espèce humaine à son environnement. Nos ancêtres s’en sont servis pour ressentir et percevoir tous les défis qui se présentaient à eux. Bien loin des « avantages » de la modernité, ils étaient sans aucun doute très à l’écoute de leur instinct, de leur intuition et de leurs émotions.Des « hommes des cavernes » aux « hommes des bureaux », tous doivent faire appel aux émotions. D’une part pour se guider, et d’autre part pour redécouvrir le sens de la vie. Les tigres qui vous pourchassent pour leur quatre heure sont de plus en plus rares et votre vie n’est plus en danger continuellement. Mais vos réactions physiologiques ont traversé les époques et sont les mêmes aujourd’hui qu’il y a bien des années. En situation de peur votre cœur accélère, certains de vos muscles se contractent. Une envie de fuir peut s’emparer de vous. Votre regard et toute l’expression de votre visage peut changer en une fraction de seconde sous le coup du stress Tout comme si cet ancien tigre géant se retrouvait vraiment en face de vous. D’une manière similaire, la colère vous indique les obstacles à surmonter. Ceux face auxquels vous devez vous révéler.Les émotions ont une grande influence sur votre attention et la vision que vous avez du monde. Par exemple, lorsque vous sentez votre intégrité menacée, votre attention est complètement focalisée sur la source du danger. C’est ce qui arrive avec « l’effet tunnel ». Votre attention est tellement concentrée sur la menace que vous focalisez votre vision sur elle, au détriment de votre vision dite périphérique. Amoindrissant ainsi votre faculté à voir arriver d’autres dangers dans votre environnement. Il est possible aussi que votre réaction soit la paralysie dans un tel cas de figure.A l’opposé, vous avez sûrement déjà expérimenté l’expression « avoir la tête dans les nuages » ou « voir la vie en rose ». Quand la joie et l’amour vous envahissent, que plus rien ne semble avoir d’importance et que vous vous sentez comblé.Vos émotions ont également pour fonction de communiquer avec les autres. Et ça sans que vous vous en rendiez compte ! Ce sont les manifestations non verbales des émotions.Nombreux sont ceux qui les utilisent comme des GPS, permettant de voir où ils vont et jusqu’où ils peuvent aller dans la communication avec leur interlocuteur. Cela conforte, protège, vous donne comme une carte routière vous indiquant les directions que vous pouvez suivre. Et celles que vous devez éviter.Les émotions illuminent votre jugement et votre compréhension des choses. Vous permettent de mieux comprendre vos décisions et vos choix. Les émotions protègent votre vie des risques comme si elles étaient des détecteurs de dangers.Elles ont la faculté de renforcer votre système immunitaire. De booster votre santé physique et mentale. Bien sûr, elles peuvent aussi vous faire passer par des états de stress et de conflits. De souffrances physiques et psychologiques.Que ce soit dans votre vie de tous les jours, dans l’art, la littérature, l’éducation ou la société de façon plus générale, vous aurez une fâcheuse tendance à classer les émotions. En deux catégories le plus souvent. Les bonnes et les mauvaises. Les utiles et les inutiles. Les souhaitables et les indésirables. Bref, vous avez compris le principe… Mais concrètement c’est regrettable car toutes vos émotions sont utiles. Effectivement, les effets de certaines de vos émotions sur votre comportement et vos interactions avec les autres vous sont préjudiciables. Mais ce sont bien les effets et non l’émotion en elle-même qui sont à qualifier de négatifs.Vos émotions agissent sur le plan du comportement et des relations sociales. Vous pourriez me dire « C’est bien Claudia, mais maintenant que j’en sais plus sur les émotions qu’est-ce que je fais de tout ça ? ». Avec les émotions, le problème survient quand ce sont elles qui prennent le contrôle sur vous. Quand elles vous dépassent et que votre comportement vous échappe. Il est tout à fait possible de remédier à cela avec un travail sur vous. Commencer par écouter, vous écouter intérieurement. C’est un excellent point de départ. Identifiez vos émotions. Donnez un nom à celles que vous vivez. Voilà un pas facile à faire pour avancer vers la connaissance de vous-même. Cela vous permettra de mieux les comprendre. Gardez à l’esprit que votre éducation a sans doute laissé bien peu de place pour vous permettre de vivre, d’apprendre et de verbaliser vos émotions. A quelques exceptions près, et tant mieux si vous en faites partie, les individus modernes sont des analphabètes émotionnels. Le vocabulaire et les connaissances de la culture populaire sur le sujet sont assez pauvres.A la place d’éviter, de contrôler ou de vouloir gérer vos émotions, accueillez-les ! Fuir ou combattre vos émotions va juste contribuer à augmenter votre mal-être à long terme. En plus, ce type de comportement vous empêchera d’apprendre à cohabiter avec elles. Cette cohabitation est possible et elle est la base du travail d’accueil. Familiarisez-vous avec elles.Accueillir vos émotions, ça veut dire prendre conscience de vos automatismes comportementaux afin de créer de l’espace de liberté émotionnelle dans votre vie.Donnez-vous cette permission, cette possibilité.Une fois que vous êtes conscient d’une émotion donnée. De vos réactions vis-à-vis d’elle. Vous avez la responsabilité de la place que cette émotion va prendre en vous. La façon dont vous allez l’accepter et les interactions que vous aurez avec les autres vis-à-vis d’elle.Accueillir c’est ça ! C’est sentir l’émotion. Lui permettre d’exister, de venir et de partir. Sans en être esclave et en ayant des réactions adaptées, bénéfiques, dans votre communication. Vos émotions sont liées à différentes perceptions, tendances, pensées et sensations. Mais personne ne vous a appris à écouter vos états intérieurs, et les différentes dimensions en lien avec ces états. Vous n’avez pas appris à porter votre attention sur votre corps quand une émotion monte en lui en prenant de plus en plus de place.Testez, faites l’exercice la prochaine fois qu’une émotion forte se manifeste en vous.Localisez là. Quelles pensées vous viennent par rapport à ce ressenti. Et continuez ainsi sur lechemin de l’identification et de l’accueil de vos émotions.Il existe un grand nombre d’articles scientifiques traitant de l’impact des émotions mal vécues, mal guidées. Elles ont un impact significatif sur notre santé. Aussi bien mentale que physique. Dépression, anxiété etc… Alors pourquoi décider de mieux vivre avec vos émotions ? Et bien parce que vous pouvez le faire. Vous avez toutes les ressources nécessaires. Une fois que vous avez pris conscience de votre fonctionnement émotionnel.Que vous avez identifié ce que j’appellerais votre « garde-robe » émotionnelle. Lorsque que vous aurez la compréhension et une vision claire de tout cela alors vous pourrez vivre harmonieusement avec vos émotions. Et elles seront toutes pleinement bénéfiques pour vous puisque vous aurez appris à comprendre leur langage en vous.Comme je l’ai dit au début de cet article, derrière chaque émotion se cache une réaction à un évènement intérieur ou extérieur. Vous en avez besoin pour évoluer.Vous déciderez aussi de mieux vivre avec vos émotions car fort de votre nouvelle compréhension, ce sera un choix conscient et responsable. Vous ne voudrez plus passer le restant de vos jours en laissant vos émotions prendre le dessus. Vous voudrez reprendre les rênes de votre vie émotionnelle. Bien vivre au quotidien avec votre éventail d’émotions. Et vous verrez rapidement que vos relations avec les autres s’en trouveront améliorées.Alors voilà, bien vivre vos émotions, et avec vos émotions, ça arrive en prenant votre responsabilité sur votre vie émotionnelle. En allant à la rencontre de vos états intérieurs.Vivre vos émotions est une porte sur la connaissance de vous-même. Et un passage obligé vers votre équilibre intérieur.

Les Virtuoses De La Mémoire (complet)

Suite à la parution de la dernière vidéo sur le prodige du calcul mental Rudiger Gamm, plusieurs lecteurs m’ont demandé s’il était possible de mettre en ligne l’intégralité du reportage. Après quelques recherches, j’ai réussi tout retrouver.Pour l’occasion j’ai même créé une chaine youtube pour le blog: ApprendreViteEtBien sur Youtube. Vous pourrez y jeter un coup d’oeil de temps en temps pour visionner les nouveautés. Mais revenons à notre sujet. Le reportage est divisé en 4 séquences. Les vidéos sont à voir ci-dessous.

La part neurobiologique dans le processus d’apprentissage

Cet article a été rédigé par Claùdia EUSEBIO et illustré par Ayoussouf SOUKOUNA.Ayoussouf  se forme à nos côtés pour devenir formateur en Mind Mapping et a suivi tous nos parcours de formations.Actuellement fonctionnaire au sein de la fonction publique territoriale, il assume la direction d'un centre social municipal. De plus il est formateur en gestion de projet ainsi qu'en management transversal.Il est devenu ambassadeur du Mind Mapping dans son milieu professionnel et applique les outils de pensée visuelle appris dans son quotidien, aussi bien personnel que professionnel.Passionné par la pensée visuelle, les neurosciences cognitives, il s'emploie aujourd'hui à démocratiser les outils tels que la carte mentale.L’article que je vous propose aujourd’hui couvrira deux sujets :- Le neuro-apprentissage. Je vous en définirai les principaux objectifs, ainsi que sa place au sein des neurosciences cognitives.- L’environnement résonnant. Il s’agit là d’appréhender le premier défi des éducateurs, enseignants et parents, en accordant une importance particulière à cet environnement résonnant.Lorsque que je parle d’environnement résonnant, je me réfère au terme inventé par Daniel Goleman en 1995. L’idée derrière le concept est la mise en place d’un environnement compatible avec votre cerveau. C’est-à-dire un environnement optimal pour l’apprentissage.Quand vous demandez à votre cerveau d’apprendre, la qualité de l’apprentissage dépendra de vos stimuli et des défis auxquels votre cerveau sera confronté.La première tâche d’un éducateur est de mettre en place un environnement résonnant pour ses élèves. Pour que chaque enfant ou adulte apprenants puissent y résonner. Que son intelligence et ses capacités puissent entrer en résonance avec son cadre d’étude. Lorsqu’il y a résonance, les bénéfices pour l’élève vont au-delà du simple enseignement transmis. La nature évolutive de votre cerveau permet alors la création de nouvelles voies dans votre manière de penser.Cela renvoie directement aux concepts des trois capacités, du psychologue américain Martin Seligman, l’un des pères de la psychologie cognitive. À savoir :- Connecter- Relier- DévelopperLa médecine, comme toute science, s’est basée dans un premier temps sur l’observation. Certains chercheurs se sont penchés sur les phénomènes observables dans le cerveau au moment du décès et peu après.Le docteur Paul Broca (1824-1880) avait un patient baptisé « Tan ». M. Leborgne de son vrai nom. Ce patient devait son surnom « Tan » au fait qu’il s’agissait du seul son qu’il était capable de produire. Après sa mort, le docteur Broca a découvert que ce patient avait une blessure au cerveau. Plus précisément au sein du lobe frontal gauche. Cette lésion l’empêchait de prononcer un seul mot. La zone mise en évidence fut renommée « zone de Broca ».Seulement vingt ans en arrière, les connaissances scientifiques sur le fonctionnement du cerveau demeuraient encore minces. Nos chercheurs manquaient des ressources techniques nécessaires pour l’étudier. Une fois cette lacune comblée, les potentialités de recherches dans ce domaine ont explosé ces dernières années.Alexandre Luria (1902-1977) reste l’un des pères de la neuroscience cognitive. Il la définit comme étant la branche de la science qui étudie les bases neurologiques des capacités cognitives. Donnant ainsi naissance au neuro-apprentissage, aussi appelé neuro-éducation. La neuro-éducation est la science qui étudie le cerveau dans son rôle d’organe apprenant. Son but est de fournir une source de développement potentiel dans les domaines cognitifs et émotionnels. Cela passe par l’étude de la structure et du fonctionnement des zones où les capacités d’apprentissage sont produites, développées et améliorées. Par exemple, ces capacités d’apprentissages, également appelées capacités cognitives, sont les capacités intellectuelles telles que :- Attention- Perception- Mémoire…D’autres capacités plus complètes sont appelées fonctions primitives. Elles ont à voir avec la métacognition :- Planifier- Projeter- Structurer- Prendre des décisions- Surveiller un comportement afin de l’évaluer, voire de le modifier si nécessaire…Ces capacités cognitives sont installées dans la partie la plus frontale de notre cerveau, dont la maturité est également plus tardive. Cette région est connue sous le nom de néocortex. Le corps d’un individu ne devient mature qu’après l’adolescence. Vous ne pouvez donc pas demander à un adolescent d’avoir des comportements matures car ses lobes préfrontaux ne sont pas encore pleinement fonctionnels. Et c’est précisément là que nos fonctions les plus complexes sont situées. Les capacités émotionnelles sont également étudiées dans la neuro-éducation. Autrement dit, l’aptitude à pouvoir transmettre correctement aux autres. En 1995, Daniel Goleman déclare :L’intelligence émotionnelle est la plus importante de toutes les intelligences. Cette affirmation est critiquable par certains aspects. Bien que les émotions jouent un rôle très important dans notre cerveau, toutes nos capacités sont neutres, amorales. Notre intelligence dépendra de nos émotions, mais aussi de notre capacité à penser à nos actions à long terme. Il est essentiel d’élever le coefficient émotionnel de nos étudiants. Qu’ils soient enfants ou adolescents. Basé sur la neuroscience cognitive, le neuro-apprentissage permet à l’élève de développer son plein potentiel. La neuro-éducation étudie le cerveau entier comme un système dans lequel convergent des facultés cognitives et métacognitives. Enseigner sans savoir comment fonctionne le cerveau c’est comme vouloir fabriquer un gant sans jamais avoir vu une main !Comme je l’ai dit plus haut, les moyens nécessaires à une étude plus poussée du cerveau sont arrivés dans les deux dernières décennies. Avant cela, les éducateurs faisaient donc de leur mieux avec les connaissances de leur époque.Aujourd’hui, à la lumière du savoir moderne apporté par la neuroscience, les perspectives d’études nouvelles, et donc de découvertes, sont décuplées. La neuroscience est une discipline ouverte et en constante évolution. Il serait préjudiciable à l’humanité d’ignorer cette source de savoir et de compréhension qui se trouve maintenant à notre portée.À de nombreuses reprises, le travail de scientifique a été comparé à celui de sculpteur. En effet, ils vont tous les deux prendre une matière première qu’ils vont ensuite mettre en forme. Un scientifique, ou un éducateur, a l’obligation de savoir avec quelle matière première il travaille. Dans le cas qui nous intéresse, cela veut dire « connaitre le cerveau ». Chaque individu a un cerveau unique avec un style d’apprentissage spécifique. Cela rend chacun d’entre nous unique. Et c’est aussi ce qui fait tout l’enjeu du défi de l’apprentissage. Ce défi qui consiste à planter une graine et faire en sorte qu’elle puisse pousser et se développer.L’enseignement doit être capable de donner des stimuli, des ressources, des possibilités, des outils et des défis pour que l’élève soit motivé et commence son propre processus d’apprentissage.Socrate a bien résumé cela :Je ne peux rien vous apprendre. Je peux seulement vous apprendre à penser.La chose qui a le plus de valeur n’est alors pas l’enseignement en lui-même, mais bien le mécanisme qui permettra à l’élève de se poser les questions appropriées, dans une situation donnée. Ce point est important car vous devrez connaître le cerveau pour savoir quel type de graine planter pendant l’apprentissage.Le cerveau est l’organe d’apprentissage par excellence. Sa neuro-plasticité lui permet de s’organiser et de s’adapter tout au long de notre vie. Vous le savez, l’unité de base de l’apprentissage et du système nerveux est le neurone. Se connectant les uns aux autres les neurones forment des circuits synaptiques. Derrière chaque apprentissage, un réseau synaptique se met en place.Afin de consolider ces réseaux synaptiques, il est prouvé que la mémoire à long terme doit être utilisée. Cela peut être fait par le biais d’un impact émotionnel important ou par une répétition induisant de la nouveauté. Car si l’information est répétée toujours de la même manière, le cerveau ne générera pas de modification dans son circuit neuronal. Si l’information est la même, l’itinéraire sera le même et il n’y aura pas d’évolution du circuit.C’est pourquoi toute la théorie de l’intelligence multiple est si importante. Cette théorie évoque le fait que l’enfant, ou l’adulte, peut emprunter différentes pistes d’intelligence. La clef réside dans la répétition créative afin que vous puissiez accéder aux informations provenant de différentes sources. Le but est de toucher la mémoire à long terme de différentes façons.Autre principe de la neuro-éducation :Si l’enfant n’apprend pas de la manière dont vous lui enseignez, c’est que votre méthode n’est pas compréhensible par l’enfant.Il est courant d’entendre des éducateurs dire :" J’ai tout essayé mais l’enfant n’apprend pas ! Il ne fait pas d’effort. Il ne veut pas apprendre…"Comprendre le fonctionnement du cerveau et les styles d’apprentissage est primordial. Il est possible de faire de nombreuses activités. Mais si vous les pratiquez toujours avec le même style d’intelligence et d’apprentissage alors vous constaterez que cela ne fonctionnera pas avec tous les élèves. Et ce seront toujours les mêmes qui seront en difficultés.Ainsi, les enseignants ayant une formation linguistique auront une tendance à mettre l’accent sur ce point dans la structure de leurs cours. Ils ne se confronteront pas forcément à d’autres pistes d’apprentissage.Or, un contenu peut, et doit, être travaillé de différentes manières au cours de longues périodes d’apprentissage. Gardez bien à l’esprit que le fait de faire différentes activités ne veut pas dire que vous sollicitez différentes formes d’apprentissages.Les enseignants, en plus d’être parfois en manque d’outils pédagogiques, ont tendances à enseigner là où vous vous sentez à l’aise. Mais pour appliquer au maximum les concepts des neurosciences dans l’enseignement, il est nécessaire d’utiliser plusieurs pistes d’apprentissages, y compris celles que vous évitez habituellement.Si vous vouliez explorer une île inconnue, comment procéderiez-vous ? Marcheriez-vous sans fin sur le même sentier, voyant ainsi toujours plus ou moins les mêmes reliefs ? Je crois plutôt que vous devriez la découvrir par satellite, puis par avion, par hélicoptère, en voiture, en kayak, à pied, de jour, de nuit, en été, en hiver, etc… Car chaque approche est complémentaire des autres et vous donnera des connaissances distinctes et essentielles. Jusqu’à avoir la vision la plus riche et la plus complète possible de votre île.C’est la même chose dans votre processus d’apprentissage ! Faites en sorte de mobiliser différentes zones du cerveau. Ce que les élèves apprennent a aussi à voir avec le style d’apprentissage de celui qui enseigne. Nous devons donc être très conscients du phénomène de neuro-plasticité en relation avec le style d’apprentissage. C’est la neuro-plasticité  qui permet au cerveau de se réorganiser et se restructurer en permanence, au fil de nos expériences. Le cerveau est l’organe de l’apprentissage. Donc plus vous en savez sur son fonctionnement, plus vous pourrez apprendre et enseigner de façon optimale.Vous en savez maintenant beaucoup plus sur la neuro-éducation et également sur la manière dont votre cerveau vous aide à mieux apprendre et enseigner. Je souhaite que toutes ces nouvelles informations vous soient profitables dans vos apprentissages actuels ou dans les enseignements que vous dispensez. Si cela vous a plu, partagez autour de vous.Créez votre environnement d’apprentissage, agréable et adapté à vos besoins. Continuez à apprendre en vous amusant. Faites jouer la neuro-plasticité de votre cerveau. Découvrez-en toujours plus sur lui. Les opportunités de découvertes et de connaissances sont là, tout au long de votre vie. Profitez-en pleinement !
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