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12 clés pour comprendre et capter l’attention de votre classe, quel que soit le type d’apprentissage

Voici le tout dernier article de Claùdia EUSEBIO, magnifiquement illustré par Sandrine ANGLADE.

Sandrine fait partie de l'équipe gagnante des Championnats de France de Mind Mapping, que nous avons eu la joie d'accompagner pendant plusieurs semaines.
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Dans cet article je vais vous livrer quelques clés essentielles pour accrocher l’attention de votre auditoire. Vous verrez vite qu’il vous sera possible d’utiliser ces connaissances et astuces chez vous, à la maison, avec vos enfants. Peu importe le domaine d’apprentissage dans lequel vous allez les utiliser, ces techniques universelles resteront applicables, et surtout, efficaces.
Usez et abusez de ces clés sans hésitation. Grâce à elles vous allez mieux comprendre les mécanismes de l’attention chez les autres, mais aussi chez vous-même.

Grâce à ces 12 clés vous allez être en mesure d’apprendre et de transmettre
votre savoir d’une manière beaucoup plus efficiente. C’est parti !

1) Rendre l’apprentissage accrocheur

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Oui, mais par quel moyen ? Comment mettre du fun et de la couleur dans l’apprentissage des mathématiques ou, plus globalement, des sciences ? Ces matières touchent au cliché parfait des domaines où le « par cœur » règne en maître.
Et bien souvent c’est dans ces domaines que la créativité est la plus absente.

Mais c’est justement là que vous devrez faire preuve de la créativité nécessaire pour créer une accroche avec vos apprenants. Puisez dans l’actualité ou bien dans leurs centres d’intérêts. Peu importe mais vous devez trouver quelque chose de ludique qui puisse éveiller leur curiosité. C’est là un point crucial. Car pour bien les aider à apprendre, vous devrez focaliser leur attention sur votre sujet d’apprentissage.

Notre génération, que je qualifierais de « technologique », est colorée, vivante, vibrante et pleine de sons. Il arrive souvent que l’enseignant ou le parent soit trop en décalage avec ses élèves ou enfants, de par son âge ou sa culture.
Dans ce cas la transmission de connaissances sera forcément plus compliquée. Il vous faudra trouver des ponts entre eux et vous. Des ponts qui vous permettront
de vous connecter plus naturellement à leur intellect et à leurs codes sociaux.
Vous vous y êtes déjà confronté : attirer l’attention de votre enfant ou de vos élèves peut s’avérer être un exercice aussi délicat qu’épuisant. L’une des raisons de cette difficulté est que vous faites face à des êtres extrêmement stimulés.
Ils sont pleins d’hormones et avides de nouvelles découvertes, d’expériences insolites. De ce fait, les cours classiques ne les intéressent pas beaucoup. Ou alors pas longtemps.

Une des raisons à ce manque d’intérêt quasi naturel peut aussi trouver une
explication dans le fonctionnement du cerveau.
Il est bon de noter que la deuxième fonction de celui-ci est de faire le nécessaire pour garantir votre survie. Et donc de vous maintenir alerte sur ce qui se passe dans votre environnement. Cette attitude peut venir perturber votre concentration. Cela vous encourage à étudier dans un endroit aussi calme que possible.
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L’attention en classe dure en moyenne seulement 15 minutes chez les étudiants universitaires.
En classe de maternelle ce sera évidemment beaucoup moins mais j’y reviendrais un peu plus loin. Par cycle de 15 minutes environ le cerveau d’un élève pratique l’introspection. Il va vérifier tout son contenu interne. Lorsqu’il sort de cette routine de vérification, il est probable que l’élève aura décroché. Vous devrez faire en sorte de ramener son attention là où vous souhaitez qu’elle se trouve.

2) Impliquer le corps et les sens

Vous allez devoir jouer avec l’apprentissage. Le jeu implique le questionnement, encore et encore. Lorsque vous interrogez il se produit un appel à l’attention et à l’implication. Le corps, à travers ses sens stimulés par la question, va répondre. Et s’il y a réponse alors vous avez mené à bien une partie de votre objectif. Poser une série de questions est une excellente méthode pour garder ou recentrer l’attention de votre classe.

La prise de notes est également très importante. Je dirais même obligatoire. Car grâce à elle vous fermez le circuit cérébral : message afférent, message efférent et réponse. Je développerai ce point en particulier car il constitue une clé à part entière. Il est bon de bouger vos mains, marcher, faire des exercices physiques légers tout en étudiant. De la relaxation simple, extension des bras, des mains, des doigts. Mais aussi s’autoriser à bailler largement par exemple.

La conscience se fixe là où se porte l’attention. L’une des meilleures façons d’étudier est de marcher avec votre livre. Je sais que cette approche peut vous paraître radicale (et faites attention quand même où vous posez les pieds !). Mais il a été démontré via des études cliniques l’intérêt de la pratique sportive pendant un cycle d’apprentissage. Il ressort que les étudiants qui pratiquent un sport durant leurs études ont de meilleures performances académiques que ceux qui n’en pratiquent pas. De même, l’approche kinesthésique permet aux étudiants un accès et une mémorisation plus rapide des apprentissages.

Il est également établi que la concentration est plus faible en position assise qu’en position de marche debout. Le mouvement de marche retient l’attention. A l’arrière du cerveau se trouve de petits neurones qui rayonnent dans tout le cerveau via le réseau médullaire. Ce système gère l’activation ou non du sommeil. Il est relié à l’oreille interne. Lorsque l’enfant ou l’élève se penche puis se met en position allongée l’organe se déconnecte en quelque sorte. Induisant de fait le sommeil. Par conséquent il est compliqué d’étudier au lit ou affalé sur votre canapé.

A partir d’une position assise ou sans mouvement, il est plus facile pour votre enfant ou vos élèves de perdre l’attention. Donc si vous sentez que cette baisse d’attention commence à s’installer, faites les bouger. Marche, étirement, relaxation, les solutions sont multiples. C’est aussi là l’occasion d’utiliser le corps pour des jeux d’apprentissage : exprimez, imitez, parodiez. Ici aussi soyez créatifs !
Faites les jouer ainsi les uns avec les autres dans des exercices que vous aurez
prédéfinis pour servir votre objectif de transmission du savoir.
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Soyez bien conscient que nous ne sommes pas conçus physiologiquement pour rester assis plus d’une heure. Le travail de groupe est une solution parmi d’autres car il implique nécessairement le mouvement et favorise la libération de dopamine dans le corps. La dopamine est un neurotransmetteur essentiel pour l’apprentissage et l’imprégnation du savoir dans votre mémoire.

3) La durée d’attention moyenne lors de l’apprentissage de
nouveaux contenus

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Cette durée évolue, à la hausse, avec l’âge des étudiants. En maternelle, l’attention des enfants peut être maintenue sur un sujet donné entre cinq et huit minutes. En primaire ce sera plutôt de huit à douze minutes. Au collège et lycée, cette période augmentera de douze à quinze minutes. Puis la limite se rapprochera de quinze à dix-huit minutes pour les étudiants universitaires.

Avec de l’exercice il est possible d’augmenter cette durée d’attention. Mais vous devez en tenir compte afin de pouvoir intercaler des temps de repos entre les phases d’apprentissages si vous souhaitez optimiser la transmission de connaissances.

4) La biochimie humaine à votre service

L’expérience neuro-pédagogique suivante a été réalisée en Argentine à Nottebohm en 2009. Une heure avant le début de l’école, un groupe d’élèves étaient amenés dans un endroit de leur école qui leur était inconnu, avec un professeur tout aussi inconnu, afin de leur apprendre quelque chose qu’ils n’avaient jamais appris.

Le premier exercice consista à leur enseigner la musique avec des instruments aborigènes australiens. Leur enseignant était alors un professeur d’origine africaine qui ne parlait pas leur langue maternelle. À leur retour en classe pour leur apprentissage classique, il a été observé une augmentation de leurs performances de l’ordre de 200 %.
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Sur le plan visuel et kinesthésique, cette expérience frappante a généré chez eux un état biochimique qui a permis de la graver en profondeur dans leurs mémoires. Ce qui est encore plus surprenant, c’est que le même phénomène de boost des performances a été observé lorsque l’activité insolite était pratiquée après l’enseignement classique, plutôt qu’avant.

Cela veut dire que ce que vous faites juste avant ou juste après votre apprentissage conditionne la qualité de ce que vous allez mémoriser et intégrer. Par conséquent, si vous avez des sujets compliqués à traiter, il peut être très intéressant de recourir à ce genre de méthodes qui jouent avec les limites de la biochimie humaine.

5) La répétition

Si vous souhaitez que quelque chose s’imprègne de façon durable dans un cerveau il va falloir user de la répétition. Il a été prouvé que la segmentation des sujets à étudier facilite leur mémorisation. Ainsi, il est bon d’étudier la première partie d’un thème un jour. La deuxième partie le lendemain et la troisième le surlendemain. Puis revenez à la première, etc…
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Paradoxalement, il est toujours bénéfique de rompre ce qui apparaît comme la séquence linéaire logique d’apprentissage. La raison derrière ce principe est tout simplement que le cerveau n’apprend pas « logiquement ». Optez donc pour la répétition non séquentielle. Le chemin de l’information doit être modifié. Espacez et fragmentez tout en veillant à ce que tout le thème à étudier soit abordé.




Ce principe de répétition est plus efficace s’il est participatif. Interrogez, sollicitez. Et surtout changez de support : audio un jour, écrit le lendemain, vidéo plus tard… Allez piocher dans un maximum de domaines d’apprentissage.

6) Prenez des notes

Il a été démontré que tout ce qui est pratiqué en utilisant vos mains est enregistré plus rapidement et intensivement dans votre mémoire à long terme. Faire travailler vos enfants ou vos élèves sur la base de notes, écrites ou dessinées, est essentiel. En classe, vous n’apprenez pas, vous comprenez. La nuance est subtile, mais elle a toute son importance. Vous êtes capable de vous approprier des connaissances bien plus rapidement si elles ont retenu votre attention.

La seule mémoire efficace à long terme est liée à la prise de notes. Permettez à vos élèves de prendre des notes de la manière la plus naturelle pour eux. Observez-les. Voyez sous quelles formes elles sont prises. D’une façon classique et linéaire ? Ou bien à grands renforts de dessins, de schémas, de croquis et de diagrammes ? Pour vous, enseignants, méditez donc sur la façon dont vous pouvez évaluer les notes prises par vos étudiants. Avez-vous déjà essayé de le faire ?

Formez-vous si nécessaire et apprenez-leur à prendre des notes avec des méthodes alternatives qui vous apporteront une nouvelle approche de cet exercice.
Encouragez-les à faire des graphiques, à utiliser le mind mapping et le sketchnoting comme bases. Voici une manière de plus pour focaliser encore davantage l’attention sur le cours.
mind mapping claudia eusebio sandrine anglade
La prise de note est vraiment un pilier de l’apprentissage pour vos élèves.

Charge à vous de rendre cette activité la plus ludique et créative possible.

N’hésitez pas, par exemple, à ponctuer vos cours d’anecdotes personnels pour apporter un peu plus de fun à vos exposés. Invitez -les à mettre leurs écrits en couleurs et à les customiser comme ils le souhaitent.

7) Le cerveau est capable de créer des abstractions entre un
texte et une représentation visuelle

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La mémoire peut générer des images mentales à partir des informations stockées dans le cerveau. Le mécanisme imaginatif entre alors en action pour pouvoir faire du lien entre texte et représentation visuelle.

Une expérience a eu lieu en 2003 et son thème portait sur les mécanismes de l’attention. Les sujets impliqués ont assisté à la projection de 2600 diapositives successives, puis deux autres de plus. Il était alors demandé aux sujets laquelle des deux dernières diapositives ils se souvenaient le mieux. Comme aucune instruction préalable n’avait été donnée, beaucoup avaient tenté de garder en mémoire un maximum de diapositives, ne sachant pas quelle serait la question finale.

Il leur a également été demandé combien ils pensaient avoir retenu de diapositives.
Leurs réponses se trouvaient dans un éventail compris entre 5 et 20 diapositives mémorisées. Mais après vérification, les chiffres réels étaient bien plus bas que ce que les étudiants soumis à l’expérience pensaient avoir mémorisé.

Il ne suffit pas de montrer une série d’images à toute vitesse pour que le cerveau les mémorise. Les étudiants avaient en grande majorité retenu la première et la dernière diapositive. Cela rappelle les biais cognitifs que sont les effets de primauté et de récence.

J’ai tendance à qualifier l’être humain d’« animal optique et visuel ». Par conséquent je vous invite toujours à ce que les cahiers d’apprentissage que vous utilisez soient plein de couleurs. Colorez, soulignez, dessinez, mettez en images afin de créer pour ces informations d’autres voies d’accès vers votre mémoire.

Tout ce qui peut être représenté sous forme de cartes de connaissances, aussi appelées mind map, le cerveau s’en souviendra beaucoup mieux. Le mind mapping est une méthode accessible à tous, et utile aux étudiants du primaire jusqu’à l’université. Et même au-delà, dans la sphère professionnelle.
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Je reviens ici aussi sur l’importance de la couleur.

Ce point est non négociable !
Impossible de s’en passer. Faites des couleurs vos meilleures alliées pour capter l’attention et vous aider à mémoriser. Pour l’anecdote, sachez que les manuels américains sont remplis de couleurs, de dessins et de schémas. Ils procèdent ainsi pour toutes les bonnes raisons évoquées plus haut.

8) Misez sur un apprentissage qui a de l’importance pour
l’avenir de l’apprenant

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L’information que vous souhaitez transmettre ne pourra pas être bien intégrée par vos élèves si l’utilité de votre apprentissage n’est pas mise en avant. Nous sommes capables d’apprendre d’une façon active uniquement ce que nous pensons pouvoir utiliser à l’avenir. En d’autres termes, ce qui aura une utilité pour nous.

À vous d’être assez habile pour convaincre dans ce sens les cerveaux de la classe dans laquelle vous enseignez aujourd’hui. C’est évidemment valable aussi pour les parents qui souhaitent transmettre des enseignements à leurs enfants. Montrez tout l’intérêt bénéfique pour leur avenir de cet apprentissage que vous leur proposé.

Si l’enseignant a lui-même approfondi l’expérience de l’apprentissage qu’il souhaite transmettre, il gagnera immanquablement en crédibilité. Son histoire devient alors un gage de l’efficacité et de l’utilité de sa méthode. Voilà une autre clé très efficace pour capter l’attention.

9) L’apprentissage par l’expérience

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L’apprentissage sera plus efficacement assimilé si l’étudiant a sa part de travail à faire.
Tout ne doit pas lui être livré tout prêt, tout chaud, sur un plateau d’argent. A lui d’étudier, d’observer, de comprendre et de rendre compte. L’implication de l’apprenant est fondamentale pour focaliser son attention sur un thème.


Textes, graphiques, mind maps, comptes rendus audio ou vidéo, peu importe la forme, il lui faudra absolument mettre la main à la pâte. Car tout ce qui a été fondamental dans notre évolution en tant qu’espèce provient de l’étude par l’expérience. Et ce n’est certainement pas arrivé en entendant la solution toute faite, prête à appliquer.


Derrière chaque apprentissage transmis se cachent des vies, des expériences et un savoir-faire bâti sur la pratique. À l’apprenant de mettre ses étudiants sur la bonne voie afin de leur faire découvrir un maximum de réponses par eux- mêmes. L’appropriation du savoir devient alors naturelle et logique.

10) Apprendre à enseigner

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Le cône d’apprentissage élaboré par Edgar Dale en 1962 vous amène à comprendre que nous apprenons mieux lorsque nous nous retrouvons nous même en position de formateur. L’apprentissage actif est bien plus efficient que l’apprentissage passif en termes de mémorisation et de capacité à restituer l’information stockée.


Une fois qu’ils ont acquis les premières notions de votre enseignement, encouragez donc vos élèves à se mettre dans la peau du professeur. C’est là un excellent exercice pour leur faire découvrir cette autre facette de la transmission de connaissances.

11) Travailler en groupe

L’intelligence sociale est à la base de nombreux développements dans le milieu de l’éducation. Travailler à plusieurs c’est multiplier les échanges et les connexions. C’est pouvoir s’enrichir des points de vue extérieurs sur un sujet donné et ne pas rester cantonné à sa propre vision, à sa propre réflexion. Les compétences acquises se trouvent toujours renforcées lorsqu’elles sont réappliquées et mises à profit dans les compétences pro-sociales.

12) Profiter d’être un enseignant / parent

Quelle chance merveilleuse vous avez de pouvoir être des enseignants et des parents, des éducateurs et des mentors. Des facilitateurs d’apprentissage passionnés par vos proches et vos pairs. Et ce sera plus tard à leur tour de reprendre le flambeau de la transmission du savoir. Ils deviendront les futurs enseignants passionnés que vous êtes vous-même peut-être aujourd’hui.

Sémantiquement parlant, je pars du principe que nous n’enseignons pas, nous aidons à apprendre.
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Voilà ! Je vous ai livré mes clés sur ce vaste sujet. À vous de vous en saisir pour capter l’attention dans tous les processus d’apprentissages que vous souhaiterez transmettre. En classe, avec vos enfants, mais aussi pour vous, dans vos apprentissages personnels. Amusez-vous bien avec ces nouvelles connaissances !

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